Cape de printemps


La douceur arrive avec le soleil en effet, il est temps de sortir ma nouvelle cape. Je ne vous raconte pas le plaisir de se dévêtir un peu et d’alléger le poids sur les épaules. Quel bonheur de sillonner Paris sous les prémices de notes printanières et une si jolie lumière qui fait mal au yeux par manque d’accoutumance au soleil ces derniers temps. Les lunettes de soleil ont elles aussi eu le droit de sortir du placard après quelques mois d’hibernation.

Cette météo me donne pleins d’envies:

– j’ai hâte d’enlever les collants

– j’ai hâte de voir les bourgeons sortir et les rues de la ville se teinter de couleurs pastels à l’instar des tendances color block de la saison

– j’ai hâte de remiser pour de bon mes manteaux, pulls, bottes au fond du placard et de les ressortir que dans 6 mois

– j’ai hâte de faire bronzette dans le jardin de mes parents et d’entendre le cuicui des oiseaux

-j’ai hâte de prendre l’apéro en sortant du boulot sur la place Flora Tristan au bout de ma rue

 

La partie technique de la couture:

J’avais un coupon de tissu Kenzo hérité de ma mère que j’ai utiliser, j’ai tout juste eu de quoi la faire au cm près. J’ai gansé les fentes et l’encolure avec du biais en simili cuir, bien galère à piquer d’ailleurs.Pour fermer la cape j’ai simplement utilisé un crochet et un bouton ancien en bakélite chiné dans une brocante du 14e.

 

PS: on me voit beaucoup cette semaine, ce n’est pas une nouvelle tendance, juste pour le côté pratique de la présentation…;-)

 

Nouveau né dans mon nid douillet…un fauteuil cabriolé Louis XV


Une fois n’est pas coutume ce n’est pas une de mes créations mais l’oeuvre de ma mère que je vous présente aujourd’hui. Elle a commencé des cours de tapisserie l’année dernière et elle m’a fait de A à Z ce cabriolet que j’ai eu le bonheur de recevoir à Noël.

Nous l’avons acheté sur Le bon coin et il ressemblait plutôt à ça (voir photo en dessous), puis décapé, c’était super galère soit dit en passant, repeint en noir mat puis le travail a été de désosser la carcasse pour ensuite refaire l’assise en entier avec les techniques traditionnelles de tapisserie dans les règles de l’art.

Le tissu est un velours ras de chez Rubelli acheté sur l’île Saint Louis à Paris chez Ile Saint Louis Décoration ( 51 rue Saint Louis en l’ïle) Ils sont de super bon conseil, c’est une vrai caverne d’ali baba et cerise sur le gâteau, il y a une remise de 20% par rapport aux prix pratiqués ailleurs…

Voici les étapes:

pose des ressorts

 

crin végétal

 

Toile blanche avant la pose du tissu et préparation des accoudoirsla touche finale le passepoil!

D’autres photos à la suite…


Sinon pour les curieux et amateurs d’histoire et de mobilier, voici quelques explications sur le style Louis XV piquées sur Wikipedia:


« Le style Louis XV est initialement un style caractéristique de sièges, qui a ensuite influencé tous les arts de son époque.

Ce style fut une pure création des ébénistes et plus particulièrement le résultat d’une avancée technique majeure dans la fabrication des sièges. C’est la maîtrise parfaite des assemblages et de la résistance du bois qui permet de supprimer les lourdes entretoises, d’alléger les carcasses et d’oser les pieds galbés.

C’est presque toujours une innovation technique qui met fin à la répétition des styles classiques, qui permet d’explorer de nouvelles formes et qui déclenche l’apparition d’un renouveau stylistique. Cela est particulièrement vrai pour le style gothique, le style Louis XV et l’Art Nouveau. Trois courants caractérisés par leurs lignes courbes et par l’acquisition de la maîtrise d’un matériau : la pierre pour le premier, le bois pour le deuxième, le métal pour le troisième.

Les inventeurs du style Louis XV sont de véritables créateurs au sens moderne du terme, qui révolutionnent la façon d’envisager le mobilier et la décoration intérieure.

De nombreux ouvrages font référence à ce style sous le nom de rocaille ou rococo surtout quand il s’agit de projets complets de décoration intérieure faits par des ornemanistes.

Le style Louis XV est un style que l’on pourrait qualifier de féminin :

  • il se caractérise par sa légèreté, en réaction au style Louis XIV où le mobilier devait dégager de la puissance et imposer le respect au point d’en devenir écrasant : le mobilier Louis XV est charmant, élégant, léger et invite plus à la détente et aux futilités de la cour qu’à la solennité.
  • c’est un mobilier commandé le plus souvent par ou pour les femmes : celles-ci, en effet, prennent une place importante à la cour, et font autorité en matière de décoration.

Ce style se caractérise par une recherche d’intimité et de confort. Les pièces se font plus petites et plus chaleureuses, les plafonds moins hauts, les boiseries sont peintes en tons doux (rose, crème, couleurs pastel).

C’est un style d’invention :

  • On voit ainsi apparaître le pied galbé (dit « pied Louis XV ») qui est une évolution des pieds en forme de pattes animales, mais ici ce sont les pattes de biche, et non plus de lion qui sont prises comme modèle.
  • Pour la première fois depuis le Moyen Âge, on voit réapparaître l’asymétrie. Les petites commodes sont souvent asymétriques, mais toujours équilibrées ; il en résulte une impression de fantaisie, sans pouvoir dire pourquoi au premier coup d’œil.
  • On donne priorité au décor plus qu’à la forme utile, par exemple sur les commodes, les décors en bronze se prolongent d’un tiroir à l’autre, jusqu’à faire disparaitre l’intersection entre eux.
  • Le mobilier est repensé pour occuper tout l’espace des pièces, et non plus seulement la périphérie comme on peut le voir encore de nos jours au Château deVersailles. C’est ainsi que l’envers des dossiers est plus travaillé.
  • La ceinture des sièges devient galbée en plan mais aussi pour la première fois en élévation.
  • C’est l’apparition du dossier violoné et du dossier cabriolet (courbe en plan), pour les sièges qui sont au milieu de la pièce, bien qu’on utilise toujours le dossier à la reine (droit en plan), violoné ou non, pour les sièges destinés à rester le long des murs. »